F6. Nouveau désastre
J'ai le plaisir de jouir, de lire le long roman de tes yeux brunassés de larmes, de palper ton coeur directement à la source, sous ta chair de marmelade. Je veux vivre d'innocence, de légèreté, d'envie de plaire et de te plaire. De venir dans l'interstice du mirage, dans le puits noir sans fond sinon celui du néant.
J'aime l'univers clair de tes vendanges tardives, de ton cri doux qui caresse les ombres de la fantaisie. Ce n'est pas vrai que la nuit s'épuise parfois, s'il y a une certitude c'est celle du soir qui viendra déshabiller le quotidien, ton quotidien. Chaque couche de ta fatigue qui s'accumule en fibres épidermiques se verra peler par tes rêves fluides. J'aime ouvrir l'ancienne porte qui me laisse entrer au travers de toi depuis ces années.
Je te revisite encore et encore, je ne veux plus perdre aucune de tes nuances. Ferme les yeux, que j'embrasse le revers de tes paupières. Que je m'épuise au travers de toi comme une catastrophe naturelle. Que je déferle, doucement, du plus profond de mon âme.
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