B2. Veux-tu?
Veux-tu vraiment?
Redevenir accroc à l'essence des mots, au parfum volatile des consonances végétales. De ces mots qui sentent le lichen et qui s'accrochent à la peau des autres. Ces orateurs silencieux qui discourent sur l'usage du véhicule humain comme moyen de transport urbain de premier niveau. De ces jambes qui paraphrasent le mouvement de façon tout à fait dynamique laissant place à toute une panoplie d'évitement caractéristique.
Ils s'exposent volontairement dans toute leur vulgarité, leur primitivité conséquente. Eux, ces charriots de plaisance sans racines. Nous y voilà au moment où je décide que tout ce qui vient d'être écrit avant dans ce texte n'existe pas vraiment. Du bois d'allumage pour personne légèrement déficiente, en quête de restructuration cognitive. Voici ce qu’on aurait simplement dû lire :
Oui, je le veux vraiment. Est-ce que tu sais à quelle heure tu vas rentrer? Je voulais redéfinir avec toi ce que devrait être le mot bonheur. Probablement devant un verre de porto et un schéma en arbre décisionnel et si l’on trouve le temps, partir une brassée de foncée, je suis short en boxer.
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